C’est cette ville qui a le statut de capitale administrative du Maroc, depuis Lyautey.
Mohammed V et Hassan II, les deux précédents rois, ont donné leur nom aux deux artères principales de Rabat, comme d’ailleurs dans toutes les grandes villes du Maroc. L’avenue Hassan II sépare la médina de la ville nouvelle. L’Avenue Mohammed V relie la médina au quartier du Méchouar, qui abrite la « Dar el Makhzen », l’IMMEEEEENSE Palais Royal.
Sur une colline de Rabat se tient
la Kasbah des Oudaya. Un havre de paix.
On pénètre à l’intérieur de la citadelle par la « Bab-al-Oudaya ». Cette porte, imposante, est joliment ornée de motifs floraux et de serpents, sculptés dans une roche ocre.
L’intérieur de cette enceinte jouit d’un calme absolu. Les voitures ne peuvent pas y pénétrer, il n’y a pas non plus de commerces. Seulement des ruelles étroites, fraîches et propres, de mignonnes petites maisons joliment fleuries, des galeries de peinture, et bien sûr une mosquée.
« Oudaya » c’est le nom d’une tribu arabe qui y a trouvé refuge ici, au XVIIIe siècle. Des Andalous chassés d'Espagne y étaient installés auparavant. Et y ont laissé leur empreinte : l’influence andalouse est omniprésente ici ! Murs blanchis à la chaux, couleur bleue recouvrant la partie basse des maisons, ruelles pavées, portes massives, fenêtres en fer forgé... J’ai eu l’impression de me retrouver dans la vieille ville de Chefchaouen.
Au bout d’une des ruelles se trouve la « Dar Baraka » : la « Maison de
la Chance ». Une légende raconte qu’un chat jaune aurait habité cette demeure et y aurait trouvé un trésor. Le portrait du chat est peint sur un carrelage à côté de la porte d’entrée.
Un passage sur la gauche permet d’accéder à une petite plate-forme. D’ici on domine l’océan. Dans la partie basse de la kasbah, un autre panorama s’offre sur l’estuaire du Bou Regreg, qui sépare Rabat de la ville voisine de Salé.
A côté se trouve le jardin andalou. Un vrai petit coin de paradis ! La végétation est riche, les arbres nombreux et diversifiés. Il fait bon déambuler dans les allées ombragées. De ci de là, nos yeux s’arrêtent sur de petites merveilles : ici un puits tout mignon ; là une jolie petite fontaine ; plus loin des jarres, une roue à eau, une autre fontaine. Les fleurs, aux couleurs variées, embaument de mille senteurs. Un ravissement pour les yeux et pour les narines !
Sur une autre colline sont bâtis
la Tour Hassan II et le Mausolée Mohammed V. Le site est gardé par des cavaliers, se tenant devant les deux entrées.
Le mausolée a été construit sur volonté du Roi Hassan II, pour abriter le corps de son père Mohammed V. Ce qui lui a donné son nom. Hassan II y est lui même enterré aujourd’hui. Un troisième tombeau renferme le corps du Prince Moulay Abdellah, l’autre fils de Mohammed V. Le monument est somptueux. Le toit est recouvert de tuiles vertes, couleur de l’islam. Les façades sont très travaillées. Quatre portes, sur chacune des faces du mausolée, permettent de pénétrer à l’intérieur. Des gardes royaux en uniforme blanc éclatant et survêtus de burnous, se tiennent devant chacune d’entre elles. L’intérieur également est splendide : marbre sculpté, décors en bronze et bois peint. La coupole, en bronze et vitraux colorés, est un véritable chef d’œuvre ! Les tombeaux, en contrebas, sont éclairés par des lustres. Des drapeaux du Maroc flottent à leur côté.
Une mosquée, construite dans le même esprit architectural que le mausolée et tout aussi splendide, lui est connexe.
De l’autre côté de la place s’élève
la Tour Hassan , sûrement le monument le plus célèbre de Rabat. Cette tour carrée a été pensée à l’origine pour être un des minarets les plus haut du monde musulman. Mais sa construction n’a jamais été achevée, et un tremblement de terre a détruit le reste de la mosquée au XVIIIe siècle. Il n’en reste aujourd’hui que quelques colonnes de marbre.
Le site, attrayant par son aspect architectural, l’est également par les vues panoramiques qu’il offre, en particulier sur le quartier des Oudaya et la ville de Salé.
Une autre singularité de Rabat, c’est le quartier de Chellah. Ce site, entouré de remparts, renferme les ruines d’une cité antique : Sala Colonia. Les vestiges romains, peu entretenus, disparaissent sous la végétation abondante qui s’est installée ici.
Une nécropole a été construite par la suite en ce même lieu. Elle abrite une mosquée en ruine, et à proximité des tombeaux de saints. Le minaret est orné de décors géométriques en faïence. Les cigognes ont élu domicile sur son sommet.
Comme dans le jardin andalou de la kasbah, un des charmes de ce site est sa végétation variée et luxuriante : arbres et fleurs de toutes sortes agrémentent le parcours de couleurs et de senteurs enchanteresses.
Souissi est le quartier huppé de Rabat. Ici les gens sont très snobs, même les jeunes. Les ados ont des coupes de cheveux assez particulières. Je pense qu’ils les trouvent fashion, mais personnellement je trouve ça plutôt moche…
Quant aux quartiers populaires, ils se situent plutôt le long de l’océan.
La médina est, ici comme ailleurs, l’endroit le plus animé de la ville. Les gens s’y mêlent et s’y bousculent dans une procession nonchalante. On y vend tapis, vêtements, disques et alimentation en tout genre. Des couleurs et des senteurs qui changent de celles des jardins, mais tout aussi appréciables.
Rabat et ses alentours jouissent également de belles plages, notamment vers Témara. Là aussi les gens aiment s’y retrouver. La journée pour profiter de la mer ou prendre un bain de soleil ; le soir pour y flâner et s’imprégner de l’animation qui y règne.
C’est tout ceci Rabat : une ville aux multiples facettes, regorgeant d’attraits divers et variés. Où il fait bon se promener.