cestchouettelemaroc

Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 00:12

Comme vous avez sûrement pu le comprendre, les paysages du Maroc sont magnifiques. Malheureusement, les déchets altèrent souvent cette beauté.

A l’heure où on en est en France au tri sélectif (verre / papiers-cartons / plastique), les Marocains en sont à apprendre à jeter les choses dans les poubelles. Les élèves à l’école sont de plus en plus sensibilisés à la question de la protection de l’environnement, mais je pense qu’il faudra encore bon nombre d’années avant que les choses changent réellement : il y a un réel décalage entre ce qu’on enseigne à ces gamins et ce que font les plus grands autour d’eux. Ils boivent un Coca et jettent la bouteille derrière eux. Ils mangent un paquet de gâteaux et laissent traîner l’emballage n’importe où. Ca ne choque personne ici, tous le monde agit comme ça. Ce n’est pas dans les mentalités de mettre les déchets dans des endroits adéquats. Et quand bien même on a l’habitude comme en France de jeter les choses dans une poubelle, ici on en trouve rarement. Ca change de Strasbourg où il y en a tous les 50 mètres !

Alors on voit des sachets en plastique traîner partout : ils volent aux côtés des mouettes, nagent auprès des poissons ou meurent au détour d’un chemin. Des godasses abandonnées gisent entre les rochers. Des canettes se désintègrent au coin des rues. Quant aux bouteilles d’eau en plastique, elles ne sont pas recyclables.

Si les jardins publics et les plages sont nettoyés de temps en temps, les trottoirs restent très sales. Et n’importe quel terrain un peu à l’abandon sert de déchetterie publique. On y trouve de tout : vieilles chaises démantelées, télévisions démontées,  frigos détruits, vieux canapés ravagés… De véritables cavernes d’Ali Baba à ciel ouvert !

Mais de plus en plus de structures associatives se battent pour contrer ce phénomène. Diverses actions sont entreprises pour faire évoluer les mentalités. Pour que progressivement le Maroc s’embellisse encore davantage !

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 01:23

A une dizaine de kilomètres de Tanger, près de l’aéroport, se trouve le site des grottes d’Hercule. C’est le premier site que j’ai visité au Maroc. J’y suis retourné il y a quelques semaines avec mon frère lorsqu’il est venu me rendre visite à Tanger. C’est un endroit magnifique.

 

Selon la légende, Hercule serait venu dans la région pour accomplir un de ses douze travaux : le vol de trois fruits d'or, dans les fameux jardins des Hespérides. Antée, géant monstrueux, régnait alors sur la contrée. Il attaquait les voyageurs afin de construire avec leurs crânes un temple dédié à son père. Avant de remplir son défi, Hercule aurait affronté Antée. L’histoire raconte que c’est au cours de cette bataille sans merci qu’il aurait ouvert d’un coup de sabre le détroit de Gibraltar, séparant continents africain et européen. Il aurait ensuite aménagé les grottes qui portent aujourd’hui son nom.

Plus probablement, les grottes d'Hercule doivent leur origine à carrière de pierres établit ici.

Quoi qu’il en soit, cela n’enlève rien au charme et à la magie de ce site. L’entrée dans les grottes nous plonge dans la pénombre. Mais quelques pas en avant et nous voici pris dans un spectacle éblouissant. La roche, percée, offre une vue splendide sur la mer. Le soleil l’embellit de ses rayons, qu’il fait scintiller à sa surface. Les vagues entrent dans la brèche, faisant jaillir l’écume en se fracassant sur les rochers, puis ressortent avant de repartir de l’avant, inlassablement. Mais en ne rejouant jamais la scène exactement de la même façon. On reste pétrifié devant ce tableau vivant qui se livre à nos yeux. Les déflagrations qui accompagnent les flux et reflux de la mer ajoute une dimension supplémentaire à l’atmosphère qui nous envahit.

Un véritable spectacle son et lumière, pure œuvre de la nature.

 

 

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 01:22

Ce site, nommé Oualili en berbère, se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Meknès. C’est le « Saint-Rémy-de-Provence » marocain : il abrite des ruines d’une ville antique romaine. De nombreux vestiges en sont le témoin : arc de triomphe, capitole, termes, basilique, aqueduc, temple, fontaines occupent les lieux.

 

L’artère principale de cette cité est bordée de commerces et de maisons (enfin ce qu’il en reste…), aux sols ornés de mosaïques représentant diverses scènes mythologiques. Malheureusement certaines sont très abîmées, victimes du soleil et du vent. Mais d’autres sont mieux préservées et très belles.

 

A une extrémité de ce long chemin se trouve la porte de la ville. A l’autre bout se dresse l’Arc de Triomphe. Un édifice monumental et imposant.

 

A sa droite, la Maison aux Colonnes. Un nom des plus éloquents pour signifier ce qui se cache en son sein : de nombreuses colonnes, disposées circulairement autour d’un bassin intérieur. Avec la végétation sauvage et de jolies fleurs rouges qui se sont accaparées les lieux, cette maison est vraiment ravissante !

 

Sur une petite butte à gauche de l’Arc de triomphe se tiennent le Forum, la Basilique et le Capitole. Ces vestiges ont été restaurés, entre autres les belles colonnes qui se dressent également en ces lieux.

 

Plus loin se trouvent les pressoirs à huile. La fabrication de l’huile d’olive était en effet un des principaux commerces qui faisait vivre la ville à l’époque. C’est que la climat méditerranéen de la région se prête particulièrement à une telle activité : sur la route menant jusqu’au site, outre les nombreuses vignes qui bordent la route, les paysages offrent oliveraies à perte de vue.

 

Actuellement de nouvelles fouilles sont en cours sur le site de Volubils, afin de faire ressortir des terres d’autres trésors de l’architecture romaine. A venir revisiter d’ici quelques années !

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 01:21

Nous voici en ce moment dans le neuvième mois du calendrier lunaire. C’est-à-dire le Ramadan, le mois saint de l’Islam. C’est la période de l'année où tous les musulmans redeviennent pratiquants. Cette année j’ai vécu cette période Maroc, pays islamique, avec l’ambiance qui va avec.

L’atmosphère est particulière. Avant le Ramadan, on se prépare partout à accueillir ce mois sacré.

 

Pendant le Ramadan, les musulmans s’abstiennent de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles, du lever au coucher du soleil, pendant 30 jours. C’est le saum. Mais ce mois signifie davantage qu’un simple jeûne : c’est aussi un temps consacré à la réflexion intérieure, pour faire le point sur ses faiblesses personnelles. C’est un peu comme un test annuel de la maîtrise de soi et de sa foi pendant un mois.

L’aumône envers les pauvres, qui constitue le 3e pilier de l’Islam, se fait plus fréquente. Du coup le nombre de mendiants augmente de manière impressionnante, surtout aux alentours des mosquées. Je ne sais pas s’ils sont tous dans le besoin où s’il y a également de « faux-pauvres » pour profiter de la charité des bons musulmans. De même que certains profitaient de la générosité des touristes pendant la période estivale…

 

A l’heure des différentes prières de la journée, les rues sont pleines de gens se dirigeant vers la mosquée. Ces mêmes rues sont désertées à l’heure du ftour : c’est la rupture du jeûne, après le coucher du soleil. Je me suis promenée un soir à cette heure là. Pendant la demi-heure qui précède, les gens rentrent tous chez eux, tenant à la main des sachets plastiques remplis de pain et autres victuailles. Et d'un seul coup, plus personne. La ville est métamorphosée l’espace de quelques instants : les commerces ferment, plus personne ne se promène sur les boulevards, plus aucune voiture ne circule, les klaxons cessent de déchirer les tympans à tout bout de champ. Tout est calme, on n’entend que le bruit des plats qui s’entrechoquent. On respire de délicieuses odeurs de cuisine. Puis peu à peu la ville renaît, les gens ressortent, les cafés ouvrent, la ville retrouve son animation. Et ce jusque tard dans la nuit.

Le repas servi avant l’aube s’appelle le sahur. C’est aux alentours de 5h du matin. Trop tôt pour moi pour pouvoir voir à quoi ça ressemble. Par contre j’ai été invitée à partager le ftour dans plusieurs familles ici. On y sert la hrira (la soupe marocaine), du café au lait, des œufs, des crêpes marocaines, des dattes et de délicieuses pâtisseries : sfouf, briwat, mkhalka ou encore chebakia, ces fameux gâteaux au miel (clin d’œil à Pauline…)

Une période conviviale, une ambiance chaleureuse.

 

 

 

 

 

 

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /Sep /2006 01:26

La vie à Tanger continue son cours. Je poursuis mon petit bonhomme de chemin. J’ai beaucoup d’amis ici maintenant. Ca va me faire de la peine de devoir les quitter bientôt, ils vont vraiment me manquer. Eh oui, le départ approche… Mais pour le moment je suis encore là, alors j’en profite un maximum !

 

Le soir je sors me promener avec eux sur la corniche. Pendant les mois de juillet et août, nous allions souvent assister aux concerts donnés sur la plage. Mais depuis quelques semaines, la scène a été enlevée, rentrée oblige... Pas grave, dans la rue ou sur la plage il y a toujours des jeunes avec des djembés qui chantent et qui dansent. Trop chouette cette ambiance !

 

Sinon nous allons souvent prendre un verre quelque part. Ici, entre un café et un café on trouve un autre café. Alors il y a le choix, on peut en faire un différent tous les jours si l’on veut ! C’est comme les téléboutiques ou les cybers.  Mais il y en a certains où l’on a nos habitudes : on y va souvent, on connaît les serveurs. On discute avec eux, on rigole. Parfois on sort se balader avec eux après leur service.

Un jour, l’ami d’un des serveurs est venu s’asseoir à notre table, pour discuter un peu avec nous. Il est né à Tanger et y a passé toute son enfance, avant de partir pour l’Angleterre. Mais il y revient chaque été. Alors il a assisté à toute l’évolution de la ville. Il parle du « Tanger d’autrefois » avec nostalgie et frénésie en même temps. Cet homme est issu d’une famille pauvre. Quand il était enfant, il n’avait rien. Alors il s’amusait avec tout et n’importe quoi. Faire des bêtises était son occupation première. Il nous les a décrites en détail, avec engouement, jubilation, entrain, exaltation. Un vrai one man show. Bien plus fort que tous les comiques que j’ai pu voir, même les meilleurs ! Aussi je ne ferai pas l’erreur de vous raconter ses histoires, ce serait le blasphémer…

 

De temps en temps je vais au hammam. Ce n’est pas que la chaleur manque en ville, mais là-bas c’est autre chose : je me fais masser, je me frotte jusqu’à enlever toute la peau morte qui couvre mon corps de 26 ans. Quand je sors de là je suis ailleurs : crevée, dans un état proche de l’ivresse, et surtout détendue. Si j’y vais le soir, la nuit je dors comme un bébé. Et au matin je me sens reposée comme si j’avais fait une cure de sommeil d’une semaine.

 

Depuis le mois d’août, en début de soirée, je donne des cours de français. J’ai deux groupes. Dans le premier, il n’y a que des enfants. Leur bagage en français est plutôt léger. Alors avec eux c’est trop drôle, pour me faire comprendre j’alterne entre de splendides dessins d’artistes, des mimes très expressifs, et mes quelques notions de dārija lmaghribiya (= dialecte marocain) avec mon accent magnifique. Mais ça passe ! On rigole bien, l’apprentissage se fait dans la bonne humeur. Pour l’autre groupe c’est moins compliqué : âgés de 17 à 20 ans, ils ont déjà un bon niveau. On travaille un peu la grammaire, mais surtout l’expression orale. Je cherche des articles sur Internet en rapport avec différentes polémiques qui animent le Maroc d’aujourd’hui, les dilemmes qui règnent dans le pays ou encore les diverses actions entreprises pour son développement. Et je les leur fais lire. Cela leur permet ensuite de débattre sur les sujets. Et pour moi c’est d’un apport intéressant : je me familiarise ainsi avec le contexte, la mentalité et l’actualité du pays.

Comme j’ai pu le constater au cours de mon stage, le travail associatif n’est pas beaucoup mis en valeur au Maroc. En particulier à Tanger il paraît. Les associations n’ont pas de moyens. Alors mes cours sont donnés de façon purement bénévole. Mais ça ne me dérange pas, je passe vraiment du bon temps à faire ceci. Et comme les membres de l’assoc ont quand même voulu me donner quelque chose en contrepartie, ils m’ont proposé de suivre gratuitement les cours d’espagnol également enseignés dans la structure. Je me familiarise ainsi progressivement avec cette nouvelle langue. Cela tombe bien, j’ai prévu de passer quelques jours à Madrid après le Maroc : mon frère fait une année Erasmus là-bas à la rentrée. Une bonne occasion de mettre en application rapidement ce que j’ai appris : il n’y a rien de telle que la pratique pour assimiler au mieux une langue !

 

Après mes cours, je vais souvent à la « Dar el Chebab » (la « Maison des Jeunes »). C’est un local où diverses associations oeuvrent pour l’éducation et l’insertion des jeunes. On y propose chant, danse, théâtre, cours de langues. Je vais en particulier voir l’association Chaoula. Je l’ai connue grâce à Wahiba, une des membres, et surtout une amie formidable que j’ai rencontrée à Tanger. Comme dans les autres assoc, il n’y a pas d’argent. Mais les jeunes qui s’occupent des animations ne se soucient pas trop de cela. Ils croient en ce qu’ils font, ils mettent tout leur cœur à l’ouvrage. Les heures qu’ils passent ici bénévolement ne sont pas un problème pour eux, ils considèrent cela comme un loisir, ils s’investissent corps et âmes pour que ça tourne du mieux possible. Et ça marche ! Les enfants ressentent ce qu’on fait pour eux, et donnent toute leur énergie en retour. Ils chantent de bon cœur, avec des voix magnifiques. Le plaisir qu’ils prennent à entonner les chansons fait vibrer, c’est vraiment beau à voir.

 

En somme, je n’ai pas le temps de m’ennuyer ici : amis, stage, sorties, concerts, activités diverses, il y a toujours quelque chose à faire. Avant mon départ, je souhaitais profiter pleinement de mon séjour à Tanger. Défi réussi !

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:56

Les cascades d’Ouzoud, ce sont les chutes du Niagara marocaines. Magnifiques ! A commencer par la route qui y mène : elle serpente à flanc de montagne, offrant des panoramas splendides. Des vues plongeantes sur la plaine. Des gorges qui se dévoilent au détour d’un virage. Des roches rouges, typiques de Marrakech et de sa région. De petits villages rustiques. Des oliveraies à perte de vue. D’ailleurs, Ouzoud signifie « olive » en berbère.

 

 

 

Arrivés au village, un guide nous propose de faire la visite. Pourquoi pas. C’est un jeune de notre âge, très gentil. Il s’appelle Rachid. A la manière dont il nous parle, on sent qu’il aime son village. Mais même si le tourisme lui fait gagner sa vie, il nous avoue qu’il préférait “avant” : les cascades ne sont connues des touristes que depuis une dizaine d’années, venant toujours plus nombreux. Le lieu n’est plus jamais désert, il a perdu son calme et son âme d’antan.

On suit un petit sentier de terre ombragé, offrant par endroits des points de vue splendides sur les cascades. Des campings bordent le chemin ça et là. Il doit être agréable de venir s’y reposer quelques jours !

 

 

 

Après 20 minutes de marche, on arrive au niveau de la rivière. Le cadre est féerique ! On est dominé par d’impressionnantes chutes : des trombes d’eau jaillissent du haut de la montagne, tombent sur plus de 100 mètres en trois paliers et se déversent dans un bruit fracassant. Le soleil joue les projecteurs, mettant pleins feux sur les cascades. On peut apercevoir des stalactites, formés par le passage de l’eau sur la pierre. Par endroit, de petits arcs-en-ciel naissent puis disparaissent. Des oiseaux volent au-dessus de nos têtes puis partent se nicher dans les roches. On entend les cris des singes, cachés dans les arbres pendus aux rochers. On se sent tout petit. Au printemps, il parait que c’est encore plus joli. Parce que les neiges sont en train de fondre, et amènent beaucoup plus d’eau.

 

 

 

Pour rejoindre l’autre rive, on traverse un petit pont. Des bateaux permettent également de traverser l’oued. On profite de ce spectacle naturel et on s’imprègne du lieu un bon moment. Puis il s’agit de regagner notre point de départ. Pour cela, il nous faut gravir les 700 marches d’un escalier, bâti il y a quelques années. Mais la remontée se fait en douceur : Rachid s’arrête fréquemment pour saluer les commerçant des stands de souvenirs qui jonchent le chemin du retour ; de petites ouvertures, offrant une vue plongeante sur les cascades, permettent de profiter encore un peu de ce lieu magique.

Arrivé en haut, nous partageons un thé à la menthe avec Rachid. Puis il nous faut repartir. Mais je reviendrai un jour ici, c’est sûr. Pour y passer quelques jours faire d’autres ballades dans ce petit coin de paradis…

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:55

« Dar El Baïda » en arabe, « Casablanca » en Espagnol : la « Maison Blanche ». Parce qu’à l’origine, cette grande métropole était une petite localité ne comptant que quelques maisons, blanchies à la chaux. Quelque chose difficile à imaginer lorsqu’on la voit aujourd’hui !

 

 

« Casa », comme on l’appelle couramment, n’est pas spécialement réputée pour être touristique. Mais c’est cependant une ville que j’ai aimé découvrir. C’est en effet une cité étrange, séduisante par ses contrastes. Poumon économique du pays, Casablanca est une ville où cohabitent tradition et modernité.

 

 

Le centre-ville a été réalisé sous Lyautey, après l’établissement du Protectorat français au Maroc. Ici, les avenues sont larges, les immeubles sont grands. L’architecture se conjugue à la marocaine, à la française, à l’espagnole. Un mélange des styles très réussi, harmonieux, qui donne un charme particulier à la ville.

 

Sur la Place Mohammed V par exemple, les ornementations des bâtiments sont variées : angelots, corbeilles de fruits ou têtes de lions se mêlent aux frises en zellige et aux balcons en bois.

 

Une fontaine au centre est le lieu de rassemblement des oiseaux. Ils sont des centaines à crier et à tourner là autour. C’est étourdissant !

 

En d’autres endroits, les immeubles sont plus hauts, avec des façades plus vierges. Ils rappellent davantage les immeubles modernes que l’on trouve dans les grandes villes européennes ou américaines.

 

 

Après l’indépendance, Casa ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. En témoigne l’imposante mosquée Hassan II, construite il y a une quinzaine d’années. C’est la plus grande du monde après celle de la Mecque  : son minaret atteint 210 mètres. Impressionnant à voir !

 

Cette mosquée a la particularité d’être érigée sur l’eau. Elle domine ainsi et la ville et l’océan. Et jouit d’un cadre magnifique.

 

Cette construction monumentale n’en cache pas moins une ornementation riche et fine : décors géométriques, pierre et bois sculptés, mosaïques, dallages de marbre : splendide !

 

 

Un peu plus loin, le quartier Aïn-Diab. C’est là que s’étend la Corniche de Casa. Je l’ai longé de tout son long, à mobylette. C’est impressionnant la foule qui s'amasse ici, et la frénésie qui anime cet endroit ! Aussi bien le jour que la nuit. Des restaurants, des hôtels de luxe, des piscines, des discothèques bordent la côte. Avec des noms tous plus exotiques les uns que les autres : Tahiti, Miami, etc. On trouve aussi de grandes plages.

 

 

L’escapade s’est poursuivie par la traversée de nombreux quartiers de Casablanca. Atmosphère tour à tour occidentale ou traditionnelle, snob ou populaire. Mélange des genres et des habitudes. Coexistence plurielle.

 

 

La médina, cachée derrière ses murailles, paraît presque anachronique dans le reste du paysage. Mais c’est finalement là qu’on se rappelle qu’on est au Maroc : en déambulant dans le labyrinthe des ruelles et au travers des souks de toutes sortes, on retrouve l’effervescence populaire. Les marchands qui crient, les gens qui marchandent, les petits cafés et snacks qui participent à l’animation de la vieille ville. C’est une vraie fourmilière humaine, une ville dans la ville.

 

 

Casablanca et son centre-ville moderne. Casablanca et sa médina traditionnelle. Casablanca et son architecture diversifiée. Casablanca et sa corniche façon Riviera. Et bien sûr Casablanca et sa chaleur d’accueil, comme dans tout le reste du pays. Tous ces aspects en font une ville fascinante, une ville vivante, où règne une ambiance particulière.

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:54

C’est cette ville qui a le statut de capitale administrative du Maroc, depuis Lyautey.

Mohammed V et Hassan II, les deux précédents rois, ont donné leur nom aux deux artères principales de Rabat, comme d’ailleurs dans toutes les grandes villes du Maroc. L’avenue Hassan II sépare la médina de la ville nouvelle. L’Avenue Mohammed V  relie la médina au quartier du Méchouar, qui abrite la « Dar el Makhzen », l’IMMEEEEENSE Palais Royal.

 

 

 

Sur une colline de Rabat se tient la Kasbah des Oudaya. Un havre de paix.

On pénètre à l’intérieur de la citadelle par la « Bab-al-Oudaya ». Cette porte, imposante, est joliment ornée de motifs floraux et de serpents, sculptés dans une roche ocre.

L’intérieur de cette enceinte jouit d’un calme absolu. Les voitures ne peuvent pas y pénétrer, il n’y a pas non plus de commerces. Seulement des ruelles étroites, fraîches et propres, de mignonnes petites maisons joliment fleuries, des galeries de peinture, et bien sûr une mosquée.

« Oudaya » c’est le nom d’une tribu arabe qui y a trouvé refuge ici, au XVIIIe siècle. Des Andalous chassés d'Espagne y étaient installés auparavant. Et y ont laissé leur empreinte : l’influence andalouse est omniprésente ici ! Murs blanchis à la chaux, couleur bleue recouvrant la partie basse des maisons, ruelles pavées, portes massives, fenêtres en fer forgé... J’ai eu l’impression de me retrouver dans la vieille ville de Chefchaouen.

Au bout d’une des ruelles se trouve la « Dar Baraka » : la « Maison de la Chance  ». Une légende raconte qu’un chat jaune aurait habité cette demeure et y aurait trouvé un trésor. Le portrait du chat est peint sur un carrelage à côté de la porte d’entrée.

Un passage sur la gauche permet d’accéder à une petite plate-forme. D’ici on domine l’océan. Dans la partie basse de la kasbah, un autre panorama s’offre sur l’estuaire du Bou Regreg, qui sépare Rabat de la ville voisine de Salé.

A côté se trouve le jardin andalou. Un vrai petit coin de paradis ! La végétation est riche, les arbres nombreux et diversifiés. Il fait bon déambuler dans les allées ombragées. De ci de là, nos yeux s’arrêtent sur de petites merveilles : ici un puits tout mignon ; là une jolie petite fontaine ; plus loin des jarres, une roue à eau, une autre fontaine. Les fleurs, aux couleurs variées, embaument de mille senteurs. Un ravissement pour les yeux et pour les narines !

 

 

 

Sur une autre colline sont bâtis la Tour Hassan II et le Mausolée Mohammed V. Le site est gardé par des cavaliers, se tenant devant les deux entrées.

Le mausolée a été construit sur volonté du Roi Hassan II, pour abriter le corps de son père Mohammed V. Ce qui lui a donné son nom. Hassan II y est lui même enterré aujourd’hui. Un troisième tombeau renferme le corps du Prince Moulay Abdellah, l’autre fils de Mohammed V. Le monument est somptueux. Le toit est recouvert de tuiles vertes, couleur de l’islam. Les façades sont très travaillées. Quatre portes, sur chacune des faces du mausolée, permettent de pénétrer à l’intérieur. Des gardes royaux en uniforme blanc éclatant et survêtus de burnous, se tiennent devant chacune d’entre elles. L’intérieur également est splendide : marbre sculpté, décors en bronze et bois peint. La coupole, en bronze et vitraux colorés, est un véritable chef d’œuvre ! Les tombeaux, en contrebas, sont éclairés par des lustres. Des drapeaux du Maroc flottent à leur côté.

Une mosquée, construite dans le même esprit architectural que le mausolée et tout aussi splendide, lui est connexe.

De l’autre côté de la place s’élève la Tour Hassan , sûrement le monument le plus célèbre de Rabat. Cette tour carrée a été pensée à l’origine pour être un des minarets les plus haut du monde musulman. Mais sa construction n’a jamais été achevée, et un tremblement de terre a détruit le reste de la mosquée au XVIIIe siècle. Il n’en reste aujourd’hui que quelques colonnes de marbre.

Le site, attrayant par son aspect architectural, l’est également par les vues panoramiques qu’il offre, en particulier sur le quartier des Oudaya et la ville de Salé.

 

 

 

Une autre singularité de Rabat, c’est le quartier de Chellah. Ce site, entouré de remparts, renferme les ruines d’une cité antique : Sala Colonia.  Les vestiges romains, peu entretenus, disparaissent sous la végétation abondante qui s’est installée ici.

Une nécropole a été construite par la suite en ce même lieu. Elle abrite une mosquée en ruine, et à proximité des tombeaux de saints. Le minaret est orné de décors géométriques en faïence. Les cigognes ont élu domicile sur son sommet.

Comme dans le jardin andalou de la kasbah, un des charmes de ce site est sa végétation variée et luxuriante : arbres et fleurs de toutes sortes agrémentent le parcours de couleurs et de senteurs enchanteresses.

 

 

 

Souissi est le quartier huppé de Rabat. Ici les gens sont très snobs, même les jeunes. Les ados ont des coupes de cheveux assez particulières. Je pense qu’ils les trouvent fashion, mais personnellement je trouve ça plutôt moche…

Quant aux quartiers populaires, ils se situent plutôt le long de l’océan.

 

 

 

La médina est, ici comme ailleurs, l’endroit le plus animé de la ville. Les gens s’y mêlent et s’y bousculent dans une procession nonchalante. On y vend tapis, vêtements, disques et alimentation en tout genre. Des couleurs et des senteurs qui changent de celles des jardins, mais tout aussi appréciables.

 

 

 

Rabat et ses alentours jouissent également de belles plages, notamment vers Témara. Là aussi les gens aiment s’y retrouver. La journée pour profiter de la mer ou prendre un bain de soleil ; le soir pour y flâner et s’imprégner de l’animation qui y règne.

 

 

    

C’est tout ceci Rabat : une ville aux multiples facettes, regorgeant d’attraits divers et variés. Où il fait bon se promener.

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:33

C’était prévu, c’est arrivé : les touristes sont arrivés par centaines, par milliers cet été. Débarquant du port, au rythme de l’arrivée des ferries. Rejoignant les longues files de véhicules s’engouffrant sur le boulevard Mohammed VI qui longe la côte.

Ces touristes, ce sont en fait pour la plupart des émigrés marocains, les MRE comme on les appelle (les Marocains Résidant à l’Etranger), revenus passer l'été dans leur pays d'origine. Ils arrivent avec de grosses voitures, immatriculées en Allemagne, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie ou en France. Ils friment un peu au volant de leur bolide de luxe, la musique à plein tube. Le toit surchargé de bagages : des vélos, des frigos, des canapés, etc. Comme si le Maroc était sous-développé, et qu’on ne trouvait pas toutes ces choses là au pays…

 

Alors les chauffeurs de taxi bougonnent : « Les “zmagria” (= émigrés) sont de retour. C'est reparti pour les embouteillages ! ». C’est vrai que pour ça c’est l’enfer. Les artères principales de la ville sont bondées. Les voitures avancent au ralenti. Pendant la période estivale, il faut compter je pense trois à quatre fois plus de temps que pendant le reste de l’année pour faire le même trajet… Les taxis tentent bien de feinter en prenant les raccourcis à droite ou à gauche. Mais à un moment ou à un autre, il faut de toute façon rejoindre les routes engorgées. Essayer de se frayer un passage dans la valse des automobiles. Et le temps gagné quelques minutes plus tôt est perdu à se réengager dans cette circulation bouchée. Alors on assiste à un concert de coups de klaxon et d’automobilistes qui s’engueulent les uns les autres par la vitre de leur voiture. Finalement, faire les trajets à pied est souvent plus rapide.

 

Le soir, la corniche est noire de monde. Récemment, elle a été complètement réaménagée. J’ai vu des photos de l’année passée : rien à voir avec aujourd’hui, l’environnement s’est métamorphosé. Tout ce qui obstruait la vue sur la plage a été détruit. A présent, on a un aperçu panoramique sur toute la Baie de Tanger. Pendant la période estivale, Maroc Télécom a installé une scène sur la plage et organisé des concerts. Chaque soir, un groupe de la région vient s'’y produire. Alors les gens en profitent : ils viennent se promener sur la côte, admirant la mer au son du raï, du gnawa ou du chaābi. Et y flânent jusqu’à une heure tardive de la nuit.

 

Les plages autour de la ville, presque désertes quand je suis arrivée, ne désemplissent pas non plus. Les gens s’entassent les uns sur les autres. Volley, foot, raquettes, ces loisirs de la plage se restreignent, parce que cela dérange tout le monde. Il n’y a pas de place.

Un jour on est allé à Sidi Kankouch. C’est une belle plage, à une dizaine de kilomètres de Tanger. A un moment un mec à côté de nous s’est enflammé avec un autre : « Quoi, t’insulte ma mère ? Vous avez entendu, il insulte ma mère ? Fils de pute ! » (eh oui, c’était des émigrés de France…). Et là, c’est parti dans un délire total : ils ont commencé à se frapper, à frapper tous les gens qui essayaient de les arrêter. Une baston générale, à coup de pieds, à coup de poings. Et même à coup de parasol. Un petit gamin de 5-6 ans à côté de nous, qui jouait tranquillement dans le sable, y a eu droit malgré lui. Le pauvre. Il était traumatisé après… La brigade des plages est intervenue. Course-poursuite sur la plage. Les deux gars qui étaient à l’origine de la bagarre, le visage en sang, se sont fait attraper et passer les menottes. Le plus drôle dans cette histoire, c’est que le marchand de glace a débarqué deux minutes plus tard avec sa camionnette et la petite musique qui va avec. Ca faisait un peu anachronique vu l’atmosphère qui régnait à ce moment-là sur la plage, mais ça a au le mérite de calmer l’ambiance.

Nous on avait commandé un tajine. Par chance il est arrivé après, sinon je crois que le contenu et le contenant auraient volé dans la bagarre !!!

 

En tout cas, cela ne contribue pas à améliorer l’image que se font des émigrés les habitants du bled. Ces “frères de l'étranger”, lorgnés parfois avec envie, suscitent le plus souvent mépris et suspicion. On les regarde avec distance, et on les accuse de donner une image honteuse du pays.

Le Roi de son côté n’envisage pas les choses de cette façon. C’est que l'Etat a tout à gagner avec les MRE : d’après ce qu’on peut lire dans les journaux, ils représentent aujourd’hui la première source de revenu du pays ! Alors toutes les dispositions sont prises pour améliorer leur accueil.

 

 

Depuis un mois les estivants sont repartis, la rentrée scolaire ayant sonnée. Les mêmes voitures qu’au mois de juillet ont réinvesti le Boulevard Mohammed VI, mais en l’empruntant dans l’autre sens. Et nettement moins surchargées de bagages. Direction : le port. Le flux migratoire des émigrés a repris sa route vers l’Europe. Et vers le froid, paraît-il.

 

 

Alors depuis quelques semaines, Tanger est redevenue calme. Enfin “calme” ce n’est peut-être pas le terme le plus approprié. Mais disons que la ville, surpeuplée quelques temps plus tôt, a retrouvé son petit train-train quotidien. Les plages se sont vidées. On peut à nouveau circuler sur le trottoirs sans bousculer tout le monde. Les enfants, cartable sur le dos, ont repris le chemin de l’école…

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:30

Un virus est une particule biologique microscopique infectieuse.

 Il est incapable de se reproduire par lui-même : il nécessite une cellule hôte vivante, dont il utilise les constituants pour se multiplier.

 Il est infectieux de manières autonome, c’est-à-dire qu’il est capable de se transmettre de cellule à cellule.

 Un virus est généralement un agent pathogène : l’organisme infecté tombe malade.

 

 

 

 Un virus informatique est un logiciel malveillant, généralement de petite taille, conçu et écrit pour qu'il se reproduise.

Le terme a été choisi par analogie à la biologie. C’est une « maladie des programmes d'ordinateur ».

En biologie, un virus se transmet par le sang, par les sécrétions, etc. En informatique, il se transmet par les réseaux ou les supports d'information amovibles. On peut “attraper” le virus via Internet.

Les « cellules » de l’ordinateur, ce sont ses fichiers. Le virus va les infecter et se multiplier à l'insu de son utilisateur.

 Le virus est activé lorsqu'un programme infecté est exécuté. Il peut alors avoir des effets dévastateurs. L’ordinateur est malade…

 

 

 

 Ceci n’est pas l’ébauche d’un nouvel article de vulgarisation ni d’un futur module de la Cité des Sciences de Tanger.

Non, c’est juste l’introduction d’une petite mésaventure qui m’est arrivée. Eh oui, j’ai été victime d’une infection virale. Enfin pas moi, mais mon ordinateur. Quand ça ? Le jour où je devais rendre mon rapport de stage. La suite de cet article n’est pas une blague, cela m’est bel et bien arrivé. Le virus vorace a tout dévoré : tout mon rapport de stage, ainsi que le document que je devais remettre à mon tuteur de stage, les comptes-rendus de toutes les personnes que j’avais rencontrées et toutes les recherches que j’avais pu faire sur Internet…

J’avais pourtant pris soin d’enregistrer mon travail sur deux supports, mon ordinateur et ma clé USB. Mais c’est justement via la clé que mon ordinateur s’est trouvé infecté. Les aléas de l’informatique…

Pour ne pas me faciliter la tâche, le mail que j’avais envoyé quelques jours plus tôt à mon tuteur de stage, avec le rapport et le document qui lui était destiné, n’a pas été transféré, sa boîte mail étant pleine.

Tout ça pour dire qu’il m’a fallu tout refaire. Chouette !!! Travail de fourmi, nuit et jour, pour tout rerédiger. Pour les filles du Master, ça m’a rappelé les conditions de travail de Berlin. Mais avec un travail nettement plus conséquent… Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai réussi à rester calme et à avancer à un rythme relativement correct. Il faut dire que le travail était fini depuis quelques jours, et à force de le lire, de le relire et de le rerelire, je le connaissais presque par cœur. Mais quand même, à la fin mes yeux se fermaient tous seuls. Le nombre de fautes d’orthographe augmentant de manière exponentielle avec la fatigue, j’espère que mon rapport n’en sera pas trop truffé. J’aurais mieux fait de l’envoyer plus tôt, au lieu de vouloir peaufiner les choses jusqu’à la dernière minute.

 

 

 

Le point positif dans cette histoire, c’est que le virus n’a effacé que les derniers documents ouverts. Tout le reste a été préservé. Entre autres toutes les photos que j’ai pu prendre ici au Maroc. Hamdoullah comme on dit ici (= Dieu merci) ! Un rapport ça se refait, des photos quand c’est perdu c’est perdu…

Par Cécile - Publié dans : cestchouettelemaroc
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus