« Dar El Baïda » en arabe, « Casablanca » en Espagnol : la « Maison Blanche ». Parce qu’à l’origine, cette grande métropole était une petite localité ne comptant que quelques maisons, blanchies à la chaux. Quelque chose difficile à imaginer lorsqu’on la voit aujourd’hui !
« Casa », comme on l’appelle couramment, n’est pas spécialement réputée pour être touristique. Mais c’est cependant une ville que j’ai aimé découvrir. C’est en effet une cité étrange, séduisante par ses contrastes. Poumon économique du pays, Casablanca est une ville où cohabitent tradition et modernité.
Le centre-ville a été réalisé sous Lyautey, après l’établissement du Protectorat français au Maroc. Ici, les avenues sont larges, les immeubles sont grands. L’architecture se conjugue à la marocaine, à la française, à l’espagnole. Un mélange des styles très réussi, harmonieux, qui donne un charme particulier à la ville.
Sur
Une fontaine au centre est le lieu de rassemblement des oiseaux. Ils sont des centaines à crier et à tourner là autour. C’est étourdissant !
En d’autres endroits, les immeubles sont plus hauts, avec des façades plus vierges. Ils rappellent davantage les immeubles modernes que l’on trouve dans les grandes villes européennes ou américaines.
Après l’indépendance, Casa ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. En témoigne l’imposante mosquée Hassan II, construite il y a une quinzaine d’années. C’est la plus grande du monde après celle de
Cette mosquée a la particularité d’être érigée sur l’eau. Elle domine ainsi et la ville et l’océan. Et jouit d’un cadre magnifique.
Cette construction monumentale n’en cache pas moins une ornementation riche et fine : décors géométriques, pierre et bois sculptés, mosaïques, dallages de marbre : splendide !
Un peu plus loin, le quartier Aïn-Diab. C’est là que s’étend
L’escapade s’est poursuivie par la traversée de nombreux quartiers de Casablanca. Atmosphère tour à tour occidentale ou traditionnelle, snob ou populaire. Mélange des genres et des habitudes. Coexistence plurielle.
La médina, cachée derrière ses murailles, paraît presque anachronique dans le reste du paysage. Mais c’est finalement là qu’on se rappelle qu’on est au Maroc : en déambulant dans le labyrinthe des ruelles et au travers des souks de toutes sortes, on retrouve l’effervescence populaire. Les marchands qui crient, les gens qui marchandent, les petits cafés et snacks qui participent à l’animation de la vieille ville. C’est une vraie fourmilière humaine, une ville dans la ville.
Casablanca et son centre-ville moderne. Casablanca et sa médina traditionnelle. Casablanca et son architecture diversifiée. Casablanca et sa corniche façon Riviera. Et bien sûr Casablanca et sa chaleur d’accueil, comme dans tout le reste du pays. Tous ces aspects en font une ville fascinante, une ville vivante, où règne une ambiance particulière.
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